Bruno Roger-Petit, le journaliste laquais à la botte du Président

Emmanuel Macron et les journalistes. Une histoire sans fin sur fond de liaisons dangereuses.

Amants complices pendant la campagne présidentielle, mariés le temps du second tour, les casseroles ont fini par valser : le divorce est aujourd’hui consommé. Macron ne veut plus leur parler, se soumettre à la contradiction : diète de conférences de presse, de rendez-vous médiatiques. Jupiter passe, les journalistes trépassent. Pour les plus téméraires, petite garde à vue et procès surprise en option.

Et « en même temps » il veut les utiliser à sa façon. Voilà Bruno Roger-Petit, nommé Porte Parole de l’Élysée. Les bénis-oui-oui ont, eux, une place au soleil.

Macron voudrait « amplifier sa parole dans les médias. Laquelle ?

Cet ancien journaliste à France Télévision, collaborateur des sites de L’Obs et de Challenges, « aura pour mission de relayer la parole publique de l’Élysée et utilisera pour ce faire tous les moyens à sa disposition, notamment le compte Twitter de la présidence ».

Ce Bruno Roger-Petit sera très surveillé.

Plusieurs commentaires :

Macron lance à la fois une offensive médiatique et idéologique, augmentant au passage les frais de personnel de l’Élysée. Dépense pour le moins inutile si « EM » ne s’était pas enferrée dans ses contradictions, des désillusions et couacs successifs (cf. La réalité du quinquennat : Chute dans l’opinion).

Bruno Roger-Petit connu pour ses engagements politiques, vient nous confirmer l’alliance d’une propagande Pro-Macron pendant la campagne, la voici maintenant au coeur du pouvoir, sous la tutelle du Président. Un fait dérangeant, les journalistes doivent rester un contre-pouvoir. Cette collusion n’est pas saine.

Macron crée ainsi son département médiatique avec l’illusion de penser qu’il tiendra l’opinion, et se paie son journaliste aux frais de la république. Quelle est la déontologie de celui qui accepte de mettre aux piloris les valeurs même qui fondent le journalisme – notamment l’indépendance ? Voire sa fierté, à constater le comportement du Président avec sa profession.

Castaner et Sibeth Ndiaye ont dû accueillir fraîchement la décision. S’ils étaient performants et la politique du gouvernement bien portée, expliquée par le premier ministre, cette nomination aurait été inutile. On embauche des « experts » pour suppléer les carences des membres du gouvernements et celle du Président.

 

Globalement, les derniers Portes Parole, conseillers com’, journalistes à l’origine, ont quitté le gouvernement par la petite porte.

Le mélange des genres finit par ne pas faire bon ménage : Bruno Roger-Petit à de l’avance, il en porte déjà le nom.

 


Extrait le parisien.fr : Bruno Roger-Petit, une neutralité très contestée dans sa propre rédaction

Il avait provoqué la colère des journalistes de Challenges qui avaient dénoncé, en avril, dans un communiqué interne, une fréquence trop élevée d’éditoriaux pro-Macron publiés sur le site.

Il avait figuré parmi les invités d’Emmanuel Macron à la soirée de La Rotonde, célèbre brasserie du quartier Montparnasse où le candidat avait fêté avec ses proches sa victoire au premier tour, le 23 avril. Au mois de mars, il avait aussi publié un livre au vitriol contre François Fillon intitulé «Le pire d’entre nous».

 

 

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